Confidences d’un couple infertile

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Sujet tabou, l’infécondité touche pourtant un couple sur huit en Amérique du Nord.
Alors que le désir de devenir mère l’habite depuis longtemps, Anne-Marie frapÂpe un mur à 25 ans. Après un an «d’essais», elle et son conjoint vont consulter dans une clinique de fertilité. Le diagnostic est rapide : François, 26 ans, souffre d’oligospermie grave, soit une diminution de la concentration en spermatozoïdes dans le sperme.
«Vous êtes encore jeunes» et «vous vous en faites trop» sont des commentaires qu’ils ont entendus à maintes reprises. Blessantes, les paroles affectent le couple. En plus, «le simple fait de voir un enfant dans la rue ou d’entendre parler de grossesse nous rendait mal à l’aise», soutient la jeune femme.
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Afin de mettre toutes les chances de leur côté, Anne-Marie et François essaient l’insémination par donneur et la fécondation in vitro (FIV) avec microinjection. Exit la beauté de la conception: les techniques de reproduction imposent de nouvelles règles à la vie sexuelle du couple. «La journée d’ovulation, même si mon chum n’a pas le goût de le faire, il n’a pas le choix», révèle Anne-Marie. Après avoir déboursé près de 10 000 $ pour leurs traitements et fait preuve d’une patience exemplaire, les deux tourtereaux se désolent. Les solutions possibles pour concevoir un enfant naturellement échouent.
Anne-Marie et François












